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Les
représentations de saint Jacques dans la statuaire sont, aussi
diversifiées soient-elles, en général aisément reconnaissables.
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L’APÔTRE ÉVANGELISATEUR
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est
certes la plus ancienne représentation de saint Jacques (6).
L'apôtre est ici un vieillard majestueux, barbu, avec à la
main le livre de la bonne nouvelle ou un rouleau de
parchemin (3) ou au moins un phylactère (5). Sur celui-ci
peut être inscrit soit son nom, soit le troisième article du
symbole des apôtres (5). Il est vêtu d’une longue tunique et
a les pieds nus.
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166_small1.jpg) 02_small1.jpg)
Basilique Saint-Cernin
de Toulouse et Cathédrale
d'Arles |
LE MARTYR
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À partir
du XIIIème (6) chaque apôtre est représenté avec un attribut
propre, en général en rapport avec son martyre, celui de
saint Jacques est le glaive puisqu’il est mort décapité. Le
livre tenu en main peut coexister.
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292_small.jpg) 113_small.jpg) 901_small.jpg)
Cathédrale de Chartres,
Cathédrale d'Amiens et Altenberger Dom d'Odenthal |
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TRANSITION APÔTRE PÈLERIN
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La
transition de l'évangélisateur au pèlerin s'opère à partir
du XIIIe siècle (4). Au début les attributs du pèlerin se
réduisent au bourdon tenu dans une main tandis que le livre
est tenu dans l’autre .
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65_small.jpg) 646_small.JPG)
Église Santiago à Puente la
Reina (XIVe) et Sacristie de de
la Cathédrale de Bayonne (fin XIIIe) |
Jusqu’au début du XVIème siècle les représentations sont
plutôt hybrides : des caractéristiques de l’apôtre
coexistent avec certains attributs du pèlerin (6)
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473_small.jpg) 716_small.jpg) 648_small.JPG)
Musée des Augustins à
Toulouse Église Saint-Pierre à Bordeaux
et Musée de la Cathédrale à Bayonne |
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LE PÈLERIN
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A partir
du XVIème siècle et plus tard, la dévotion populaire
représente de plus en plus saint Jacques en habits de
pèlerin de ce temps (6) avec toutes ses caractéristiques
vestimentaires : la pèlerine, le chapeau à bords relevés
frappé de la coquille, la besace, le bourdon (2).
Ensuite la contre-réforme et le baroque insistent à nouveau
plus sur les caractères de l’apôtre en réduisant au minimum
les signes du pèlerin (6).
Saint Jacques avec des attributs de pèlerin est la forme la
plus répandue dans l’iconographie du saint.
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867_small.jpg) 24_small.jpg)
Metropolitan Museum of Art
de New-York (fin XVe) et Cathédrale de Compostelle |
LE
PÈLERIN MARTYR
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Il n’est
pas rare que les attributs du pèlerin et le glaive du
martyre de saint Jacques coexistent
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884_small.jpg) 711_small.jpg) 769_small.JPG)
Portail de Notre-Dame de
Paris ; Cathédrale de Aachen et
Église Saint-Jacques à Namur |
EN
MAJESTÉ
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Nettement moins fréquentes que les précédentes, ces
représentations ne sont cependant pas rares. Les attributs
du saint sont variables : de l’apôtre, de l’apôtre et
pèlerin, et de l’apôtre martyr
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31_small.jpg) 380_small.jpg) 894_small.jpg)
Portail
de la Gloire à Compostelle ; Portail de la Cathédrale d'Orense
et Église Sainte-Croix à Kayzerberg |
LE
MATAMORE
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Cette
représentation de saint Jacques en guerrier tueur des Maures
remonte à son apparition supposée dans la bataille de
Clavijo en 844. Saint Jacques devient le champion de la
Reconquête contre l'ennemi musulman (6).
Il est représenté le plus souvent monté sur un cheval blanc,
tenant l’épée à la main et foulant au pied les corps des
maures.
Cette image du Matamore est rare en Europe hors d'Espagne.
Il en existe une dans la collégiale de Chimay et une dans
l'église Saint-Jacques d'Anvers.
Elle est par contre fréquente en Amérique latine.
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34_small.jpg) 566_small.jpg) 350_small.jpg)
Cathédrale de Compostelle;
Chapelle Santiago à Leon et Musée de la Cathédrale de Burgos |
AVEC DES
FIDÈLES A SES PIEDS
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Saint
Jacques est entourés de fidèles (6) qui se trouvent à ses
pieds. Ils sont en général en habits de pèlerin et de taille
minuscule.
Le saint peut les protéger, ou être honoré par eux ; il peut
aussi les bénir ou les couronner (4, 6, 9) .
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247_small.jpg) 815_small.jpg) 851_small.jpg)
Église
Saint-Jacques de Bruges (XVe) ; Lubentiusstift Dietkirchen et
Cathédrale N.D. à Villingen ((XIVe) |
DONNANT L'ACCOLADE
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Exemplaire unique
d'une statue saint Jacques ayant les deux bras
articulés et tenant une épée dans la main droite pour donner
l'accolade et armer le roi chevalier. Les rois de Castille
et Léon, Fernand III, Alphonse X, Alphonse XI et Henri II
auraient été armés chevaliers par cette statue (7)
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704_small.jpg)
Monastère de Las Huelgas
Reales à Burgos (XIIIe) |
EN PÈLERIN À
CHEVAL
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La représentation de saint
Jacques à cheval en Pèlerin et non en matamore est rare. En
dehors de celle d'Astorga, il y en aurait une autre à
Vitoria (8)
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05_small.jpg)
Musée des chemins à
Astorga (XVIII) |
À GENOUX
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Également assez rare est la
représentation de Saint Jacques priant à genoux.
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53_small.jpg)
Cathédrale de Leon |
EN
ÉVÊQUE
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La
représentation de saint Jacques en habits d’évêque est rare.
Elle fait référence à la fonction de premier archevêque
attribuée au saint patron de l’Espagne.
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805_small.jpg)
Église Saint-Mélaine à Les
Touches (XVIIIe) |
SANS
AUCUN ATTRIBUT
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Excessivement rare
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767_small.jpg)
Église de la Nativité de
Vallica (1866) |
Rares
sont donc les statues de saint Jacques qui ne sont pas
facilement identifiables et qui pourraient prêter à
confusion. Il faut malgré tout se souvenir que saint Jacques
n’est pas le seul saint à être représenté avec les attributs
du pèlerin. Le plus connu et très souvent représenté est
saint Roch, qui contrairement à ce que l’on croit souvent,
n’est pas allé à Compostelle mais bien en pèlerinage à Rome.
Il est aisément reconnaissable car il est toujours
accompagné d’un chien et qu’il montre en général la plaie à
sa cuisse.
Sont en plus connus les saints Colomban et Sébald, sainte
Brigitte de Suède en Allemagne et saint Josse aux Pays-Bas
(6).
Enfin,
en Espagne, saint Emilianus, plus connu sous le nom de San
Millán de la Cogolla,(6, 8) et saint Isidore (8) sont aussi
parfois représenté en matamore
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-
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_Zébédée_(apôtre)
-
Conrad Philippe, La Figure de saint Jacques :
http://www.clio.fr/bibliotheque/La_figure_de_saint_Jacques.asp
-
http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr/expos/saintjac/textes/panneaux/iconogr.htm
-
http://www.saint-jacques.info/encyclopedie/I.htm
-
http://www.topa.be/site/325.html
- Steppe J.K.,
L’iconographie de saint Jacques le Majeur (Santiago),
dans Coll., Santiago de Compostela, 1000 ans
d’histoire contemporaine, Europalia 85 España,
Crédit Communal 1985, pp 129-153
- Campell
Marian,
L’iconographie de saint Jacques le Majeur (Santiago),
dans Coll., Santiago de Compostela, 1000 ans
d’histoire contemporaine, Europalia 85 España,
Crédit Communal 1985, p. 408
- Arrondo
Eusebio Goigoechea, Le Chemin de Saint-Jacques,
Editorial Everest, Leon, 1982, pp.21-26
-
Georges
André, Le pèlerinage à Compostelle en Belgique et dans le
Nord de la France suivi d’une étude sur l’Iconographie de saint
Jacques en Belgique, Académie Royale de Belgique, Palais des
Académies, Bruxelles, 1971, p. 211.
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