Des réflexions et des rencontres sur les chemins de Compostelle :
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Statues de Pèlerins
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Une merveilleuse errance
Un balisage généreux
De la convivialité
Parfois la précarité
Des pèlerins éclopés
Porter son bagage
Santiago, c'est quoi?
STATUES DE SAINT JACQUES ET DE PÈLERINS
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COMMODITÉS S/ LES CHEMINS
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DES RÉFLEXIONS ET DES RENCONTRES
LE VÉCU DU CHEMIN EN PHOTOS
A pied on a du temps pour la conversation et les gens et surtout les vieux racontent :
les jeunes qui désertent les villages. Le lycée les mène en ville et ils ne reviennent plus ;
les magasins qui disparaissent, car il y a des grandes surfaces où les gens se rendent en voiture ;
les églises qui sont fermées. Jadis le curé était dans la cure. Puis est venu le moment de desservir deux paroisses, puis trois et quatre et plus ! Ah, le bon temps où tout s’animait le dimanche sur la place du village. A chacun ses opinions…, certains allaient à la messe, d’autres au café mais ce qui est certain, tous se retrouvaient et bavardaient ;
on se distrayait au village. Il y avait les boules, la belote, le whist, le bal du samedi soir ;
les écluses sur les canaux, quelle animation cela amenait ! Les bateliers attendaient le passage et étaient des clients potentiels pour les petits commerces qui entouraient les écluses ;
le temps des cultures avec les chevaux. Là on sentait la bête et la bête vous sentait ;
les vignerons hébergeant les journaliers à l’époque des vendanges, qui deviennent de plus en plus rare.
Et pourtant ces dix jours de vie communautaire, quelle fête, nous dit un producteur qui héberge toujours ses journaliers. Lui s’occupe du travail dans les vignobles et à la presse et elle cuit et cuisine toute la journée pour le repas du soir. Après le travail, la halte du soir, quelle fête. On est bien fatigué, mais on a vécu quelque chose…Simonne