Les chemins "historiques" vers Compostelle en France

balise européenne vers compostelleLES CHEMINS "HISTORIQUES" VERS COMPOSTELLE EN FRANCE (1)

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Article à paraître dans le PECTEN
 

Je souhaiterais associer à la rédaction de cet article le nom du regretté Martin KELLENS(†) de la Vlaams genootschap van Santiago de Compostela, auteur de très nombreux articles sur l'histoire du pèlerinage, et qui par son article " De mythe van de vier wegen"(2) m'a incité à me plonger dans cette étude

par Pierre Swalus

Au moyen âge et jusqu'à la révolution française (époque qui a pratiquement signé le déclin complet du pèlerinage), les pèlerins partaient presque toujours de leur domicile, le plus souvent à pied, et y revenaient de la même manière.

Ils rejoignaient la ville la plus proche et suivaient ensuite les voies  commerciales. Ils se joignaient de préférence à d'autres voyageurs et commerçants ceci notamment pour augmenter la sécurité de leur voyage sur des chemins où les risques d'agression et de vol n'étaient pas négligeables.

Peut-on suivre aujourd'hui les chemins qu'ils ont empruntés ?  Les chemins tels qu'ils sont présentés et décrits dans les guides et livres parlant de Compostelle sont-ils des chemins historiques ?

La réponse à ces questions est non, catégoriquement non , mais cette réponse doit être explicitée et précisée.

Précisons d'abord que les chemins actuellement décrits dans les guides et les livres, tout en étant de  construction récente, n'ont pas été inventés de toutes pièces. Quelques éléments de leur histoire permettront de mieux les situer.

L'histoire de ces chemins commence en  1882 lorsque est publié en latin le 4ème livre(3) du Codex Calixtinus par F. FITA et J. VINON(4). Le Codex Calixtinus est une compilation et remise en forme datant des années 1160-64 de différents textes plus anciens consacrés à saint Jacques(5) Ce manuscrit donné par l'empereur Frédéric Barberousse à la cathédrale de Compostelle vers 1165 et dont il n'existe que quelques rares copies, est resté pratiquement oublié jusqu'à la parution du livre du père FITA; seul le livre consacré à Charlemagne et Roland a été largement diffusé (6)

La parution du 4ème livre du Codex, consacré essentiellement au pèlerinage à Compostelle, réveilla l'intérêt pour Compostelle et particulièrement chez des érudits du sud-ouest de la France. Ceci s'explique par le fait que  ce 4ème livre commence ainsi :

" Quatre chemins vont à Saint-Jacques; ils se réunissent à Puente-la-Reina.     
-  le premier par Saint-Gilles, Montpellier et Toulouse, va au port d'Aspe;           
- le deuxième, passe par Notre-Dame du Puy, Sainte-Foy de Conques et Saint-Pierre de Moissac;
- le troisième, par Sainte-Madeleine de Vézelay, Saint-Léonard en Limousin et Périgueux;         
- le quatrième, par Saint-Martin de Tours, Saint-Hilaire de Poitiers, Saint-Jean d'Angély, Saint-Eutrope de Saintes et Bordeaux.         
Ces trois derniers se réunissent à Ostabat pour traverser les Pyrénées au port de Cize et rejoindre à Puente-la-Reina (au sud de Pampelune) le premier chemin qui traverse les montagnes au port d'Aspe. A partir de Puente-la-Reina, il n'y a qu'une voie."

Du fait que ces 4 chemins convergent dans le sud-ouest de la France explique l'intérêt des érudits de cette région pour l'étude du pèlerinage; des traces que celui-ci aurait laissé dans leur région et notamment de la recherche de tracés plus précis de ces chemins. Différentes ébauches de tracés, dont nous reparleront plus loin,  ont d'ailleurs été proposées.

Une autre étape dans la construction des chemins actuels est la traduction en français par Jeanne VIEILLARD de ce 4ème livre en 1938 et le titre donné par elle de "Le guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle"(7). Ce titre a fait croire que ce livre avait été au cours des siècles passés le guide utilisé par les pèlerins, ce qu'il n'a jamais été.

L'engouement suscité par la parution de ce "guide" entraîne l'établissement de tracés de plus en plus nombreux de chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle, d'abord en reliant entre elles les villes citées dans le Codex, puis en cherchant à déterminer les localités intermédiaires par lesquelles devaient passer les pèlerins . La création en France en 1950 de la première "Association des amis de Saint-Jacques-de-Compostelle" va amplifier le phénomène et étendre progressivement le tracé des chemins au travers de toute la France. Ces créateurs de route n'ont pas tenu compte de l'avertissement de NICOLAÏ Alexandre lorsqu'il écrivait en 1897 : ..."Il n'est peut-être pas une route jadis praticable qui, d'une ville à une autre, n'ait été suivie par les Senjacaires, avec hospices et chapelles pour stations. Comme on allait de partout à Compostelle, on se hâtait par les traverses de rejoindre les 4 ou 5 grandes routes qui durent desservir le nord, l'est, le centre , le midi. La seule remarques des hôpitaux dispersés par toute la surface de notre territoire suffit à démontrer qu'on arrivera très difficilement à dresser la carte complète de ces petits itinéraires jusqu'à leur embranchement avec les grandes routes et que, lorsqu'on sera arrivé à être complet, ce sera sans grand intérêt, car on aura fait que reconstituer le réseaux des communications pendant le Moyen-âge..."(8)

Les premières propositions de chemins suivis par les pèlerins faites par les précurseurs de la fin du 19ème siècle l'étaient de manière prudente : ainsi C. DAUX en étudiant par où allaient les pèlerins partant de Moissac vers Compostelle, propose 5 alternatives : la première que nous appelons aujourd'hui la voie du Puy ; .la deuxième soit en rejoignant de deux façons différentes la voie venant de Vézelay ; la troisième en rejoignant celle de Tours; la quatrième en rejoignant le littoral et en suivant celui-ci jusqu'à Irun et enfin la cinquième en rejoignant Bordeaux et de là en empruntant la voie maritime(9)

La découverte de la randonnée et la création des GR et surtout la création d'Associations jacquaires de plus en plus nombreuses  va entraîner l'émergence de très nombreux guides vers Compostelle et la tendance à déclarer ou à considérer les chemins décrits comme étant des chemins "historiques". De plus la croissance exponentielle du nombre de pèlerins à partir des années 1990, tel qu'en témoignent les statistiques du nombre de "compostela" délivrées par le bureau des pèlerins  (voir la note(10) pour plus de détails) va constituer pour les localités traversées par les pèlerins une manne non négligeable qui va augmenter la concurrence entre les chemins. Le chemin partant du Puy et le GR65 qui a été en 1971 le premier à le décrire en détail en est un bon exemple (11): pour beaucoup de pèlerins français (et pas seulement pour eux) le chemin du Puy est LE chemin historique de référence

Revenons au problème de l'historicité des chemins  sommairement décrits dans le 4ème livre du Codex. Le fait que ce dernier soit resté pratiquement inconnu jusqu'à la fin du 19ème siècle, ne signifie pas ipso-facto que ces chemins  n'aient pas été des chemins suivis préférentiellement par les pèlerins. S'ils l'ont été , des traces , telles que des relations de voyage ou des publications de guides de voyage doivent en être restées. Qu'en est-il ?

Pour la voie toulousaine, les relations de voyage sont assez nombreuses , ainsi P. G. CAUCCI van SAUCKEN cite un certain nombre de témoignages de pèlerins italiens entre le début du XIVème siècle et la fin du XVIIIème, qui par différents itinéraires rejoignent la voie de Toulouse; il cite également deux guides ayant été publiés l'un par Dominico LAFFI en 1673(12) et plusieurs fois réédités et celui d'un anonyme publié en 1785(13). A noter que l'affirmation G. JUGNOT(14) selon lequel pour les pèlerins dont l'itinéraire serait connu, aucun n'aurait visité ni Arles , ni Saint-Gilles, n'est pas exacte car plusieurs itinéraires de voyage cités par CAUCCI passe par Arles, mais par contre aucun ne passe par le port d'Aspe (le col du Somport); tous traversent les Pyrénées par le le port de Cize (col de Roncevaux) et plusieurs quittent le camino Francés à Léon pour passer par Oviedo.(15).

Pour la 4ème voie, celle passant par Tours, des récits de pèlerins existent également. A titre d'exemple, P. G. CAUCCI en cite plusieurs(16).A noter que ces itinéraires ne passaient pas scrupuleusement par les villes citée dans le Codex : ainsi Guillaume MANIER, qui part de Paris et suit en gros la voie de Tours, passe cependant juste à côté de Tours et de Saint-Jean-d'Angely.(17). CAUCCI renseigne également différentes publications de guides dont certains ont bénéficié de plusieurs rééditons : celui d'Herman KÜNIG von SACH à Strasbourg en 1495 (qui décrit la Niederstrasse par Bordeaux, Poitiers, Tours mais également l'Oberstrasse qui suit la voie toulousaine), un autre édité avant 1535 qui de Paris rejoint également cette voie, un autre encore de Nicolas BONFONS paru en 1583, partant également de Paris.(18)Tous les itinéraires ne passaient pas par le col de Roncevaux ; certains passaient en Espagne par Irun. Enfin, d'anciennes chansons de pèlerins, commentant  de manière imagée certaines étapes sur la voie de Tours, nous sont également parvenues (19)

Par contre pour les 2ème et 3ème voies , celle passant par Le Puy-en-Velay et celle passant par Vézelay, aucun récit ancien de pèlerin, ni aucun guide ancien ne nous sont connus.

Ceci semble donc bien indiquer que ces voies n'étaient pas connues, ni empruntées par des pèlerins venant d'ailleurs et ne peuvent donc pas être considérées comme des voies historiques.

Ceci est encore confirmé par le codex "Itinerarium de Brugis" (Itinéraire Brugeois) composé vers 1380. Ce manuscrit décrit en détails des itinéraires au travers de toute l'Europe continentale, itinéraires principalement destinés au pèlerins de toute destination. Deux itinéraires entre Bruges et Compostelle sont décrits, l'un allant à Compostelle, l'autre en revenant : l'itinéraire "aller" passe par Paris ( 5 chemins différents décrits), rejoint Tours par deux variantes et passe par les villes indiquées dans le codex Calixtinus pour rejoindre Compostelle par le camino Francés (avec une variante passant par Lugo); ce n'est pas parce que cet itinéraire est la plus court qu'il est décrit puisque l'itinéraire de "retour" suit la voie de Toulouse jusqu'à Nîmes pour ensuite remonter vers Avignon et la vallée du Rhône. Un itinéraire relie bien Bruges à Notre-Dame du Puy, mais du Puy va vers Avignon et Marseille pour rejoindre la grotte de Marie Madeleine (20).

Une autre confirmation indirecte est donnée par "Le Guide des chemins de France de 1552". Ce guide décrit les différents itinéraires pour accéder à de très nombreuses villes de France et de Belgique. Les villes citées respectivement sur la voie du Puy et sur celle de Vézelay ne sont même pas citées, et l'accès à d'autres villes situées sur ces chemins le sont de toute autre direction : par exemple Cahors est relié à Limoges et à Orléans, Limoges est relié aussi à Poitiers, Nevers à Moulins...(21)

Si le 4ème livre du Codex ne peut pas être considéré comme le guide des chemins vers Compostelle de cette époque, on peut se demander dans quel but l'auteur l'aurait écrit.

Pour M. et P-G. GIRAULT,  les grands sanctuaires cités comme étapessur ces chemins " constituaient pour lui ce que des agents commerciaux appelleraient aujourd’hui des “bassins de clientèle”, dont il convenait de capter les flux"(22).  Une autre explication est donnée par D. PERICARD-MEA et L MOLLARET : "Contemporain de la Chronique d'Alphonse VII, il cite les sanctuaires qui sont à cette époque ceux que préfèrent les princes qu'Alphonse VII souhaitait voir entrer dans sa vassalité"(23)

Quoiqu'il en soit, si les voies du Puy et de Vézelay semblent donc bien ne pas être des chemins historiques, cela ne signifie bien sûr pas qu'aucun pèlerin ne soit passé par ces villes. Il est évident que Le-Puy, Conques, Moissac, Vézelay, Saint-Léonard ou Périgueux ont vu partir de chez eux des pèlerins(24) et en ont vu passer d'autres, tout comme des pèlerins sont partis d'un peu toutes les villes de Belgique et sont passés par quantité d'autres.

Revenons aux deux autres voies du Codex , celle de Saint-Gilles et celle de Tours, dont on peut reconnaître  le fondement historique. Cela signifie-t-il pour autant que en utilisant les guides actuels de ces chemins,  on marche sur les chemins empruntés par les pèlerins du Moyen-âge?

Rien n'est moins sûr car comme le remarque F. IMBERDIS, dans une étude consacrée aux routes médiévales, qu' "à toutes les époques  les routes se sont déplacées" et en se basant sur "Le guide des chemins de France" de Ch. ESTIENNE déjà cité, "d'une façon générale, il y avait entre deux villes déterminées non pas une seule route mais plusieurs à la fois", et conclut que "Parfois, selon l'état du sol et les nécessités du moment, les relations commerciales abandonnent telle voie pour telle autre ; souvent aussi elles se partagent simultanément entre deux trajets parallèles, selon la fantaisie ou les commodités de chaque voiturier".(25). M. CHENEY dit la même chose : "Il faut pourtant se méfier de la tentation de relier ces points sur une carte qui se présenterait comme celle des routes de pèlerinage" et "Les pèlerins gagnent le sanctuaire visé par tous les itinéraires possibles, du plus linéaire au plus embrouillé, au gré des sanctuaires qu’ils souhaitent visiter, des hospices, des difficultés climatiques qui rendent momentanément tel ou tel chemin impraticable" et elle conclut en disant "Les itinéraires sont donc multiples, fluctuants, malléables : il n’existe pas une mais des routes...". (26)

EN GUISE DE CONCLUSION.

Sur les 4 itinéraires sommairement décrits dans le Codex Calixtinus, seules la voie toulousaine et  celle de Tours ont un fondement historique; celle du Puy et celle de Vézelay n'en ont pas. Encore faut-il ajouter que même pour les deux premières citées, il est vraisemblable que le pèlerin de l'époque contemporaine ne met que très rarement ses pas (au sens littéral du terme) dans ceux des pèlerins des siècles passés même s'il passe par les mêmes villes et que c'est probablement en suivant les départementales et les nationales qu'il aurait le plus de chance de le faire...

Tout ceci n'enlève rien à l'intérêt et à la valeur des chemins de pèlerinage tracés au travers de la France (et de la Belgique) au cours des 50-60 dernières années.

D'une part ces chemins sont une aide précieuse pour les pèlerins,  car il ont suscité l'émergence de quantité de services qui facilitent grandement l'accès au pèlerinage vers Compostelle et d'autre part, par le fait de leur succès , ILS SONT DEVENUS DE REELS CHEMINS DE PÈLERINAGE.

 

[1) un aperçu schématique de ces chemins peut être vu sur la page WEB  : http://verscompostelle.be/cocartes.htm

[2)KELLENS Martin,  De mythe van de vier wegen, De Pegrim, N° 117, 2014, pp. 29-35

[3] Souvent appelé 5ème livre car entre le 3ème et 4ème livre du codex a été inséré le "pseudo Turpin"  relatant l'histoire légendaire de Charlemagne et de Roland.

[4]  FITA, F., VINSON, J., Le Codex de Saint-Jacques-de-Compostelle : Liber de miraculis S. Jacobi, Livre IV , Paris, Maisonneuve, 1882. [Reproduction numérique au format pdf de l’intégralité de l’ouvrage sur Gallica]

[5] GICQUEL Bernard, La légende de Compostelle. Le livre de saint Jacques,  Paris, Tallander, 2003, p. 22

[6]MEA Denise Péricard-et Louis MOLLARET,  Le Codex Calixtinus. Des textes à la gloire de Compostelle, En ligne ; www.saint-jacques-compostelle.info/attachment/176784/ (consulté le 25-01-2015)

[7] VIEILLARD,  Jeanne, Le guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Paris, Vrin, 1938

[8] NICOLAÏ Alexandre , Monsieur Saint-Jacques de Compostelle, Bordeaux 1897 , pp. 45-46  Cit. in : DAUX Camille, Le pèlerinage à Compostelle et la confrérie de Monseigneur Saint-Jacques de Moissac, Paris, Honoré Champion, 1898 [Reproduction numérique au format pdf de l’intégralité de l’ouvrage sur Gallica], p. 131

[9] DAUX Camille, Le pèlerinage à Compostelle et la confrérie de Monseigneur Saint-Jacques de Moissac, Paris, Honoré Champion, 1898 [Reproduction numérique au format pdf de l’intégralité de l’ouvrage sur Gallica], pp. 136-137

[10] Evolution du nombre de "compostela" délivrées : en 1970 : 68; en 1980 : 209; en 1990 : 4882; en 2000 : 55.004 et en 2014 : 233.886

[11] Voir à ce sujet notamment : SWALUS Pierre, Chemin de pèlerinage... ?  Un coup de gueule !, Le Pecten, 2012, N° 103, pp. 38-39 et aussi le site de l'"Association Européenne du Saint-Jacques" créé à l'initiative de la ville du Puy-en Velay (http://www.saintjamesway.eu/carte-carte-europeenne-des-chemins-de-st-jacques.html) et qui ne renseigne pour la France que la Via Podiensis alors que pour la Belgique, 5 chemins sont renseignés.

[12] une traduction en français de ce guide est disponible sur la page WEB de l'Association française des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.  http://ultreia.pagesperso-orange.fr/laffi.htm

[13] CAUCCI von SAUCKEN, P. G., Les récits de voyage en tant que principale motivation des pèlerinages italiens vers Saint-Jacques-de-Compostelle, In : Les traces du pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle dans la culture européenne, Strasbourg, Conseil de l'Europe, 1992, pp. 132-139

[14] JUGNOT Gérard, Autour de la Via Podiensis du guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Thèse, Paris III, 1979.  Cit in : Marcel GIROULT, Saint-Gilles-du-Gard, Un grand lieu de pèlerinage médiéval, En ligne sur le site Web SaintJacquesInfo :  http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=268

[18) CAUCCI von SAUCKEN, P. G., Les récits de voyages.., Op. cit, pp. 132-139

[16] CAUCCI von SAUCKEN, P. G., La littérature de voyages de pèlerinage à Compostelle, In. : Coll., Santiago de Compostela. 1000 ans de pèlerinage  européen, Crédit Communal, Gand, 1985, pp. 173-182

[17] MANIER Guillaume, Un paysan picard à Saint-Jacques-de-Compostelle, (1726-1727). présenté par Jean-Claude BOURLES, Paris, Payot, 2002

[18] CAUCCI von SAUCKEN, P. G., La littérature de voyages de pèlerinage à Compostelle, ibidem

[19] DAUX Camille,  Les chansons de pèlerins de Saint-Jacques (Paroles et musique) avec intoduction, notes historico-critiques, Montauban, Edouard Forestier, 1890 [Reproduction numérique au format pdf de l’intégralité de l’ouvrage sur Gallica]

[20] Itinéraire Brugeois  composé vers 1380 publié d'après la copie du manuscrit de la bibliothèque de Gand, Bruxelles, J.H.Lehou, 1858, pp. 27-29 [Reproduction numérique au format pdf de l’intégralité de l’ouvrage sur Gallica]

[21] ESTIENNE Charles, Le guide des chemins de France( Ed. 1552), Hachette [Réimpression à l'identique d'un ouvrage de la BNF accessible en ligne chez Gallica], sqq.

[22] GIRAULT Marcel et Pierre-Gilles, Visages de pèlerins au Moyen-Âge. Les pèlerinage européen dans l'art et l'épopée, Paris, Zodiac, 2001, pp.376-377;  Cit in : CHENEY Magali, La route des pèlerins. Introduction, Questes, Bulletin  N° 22, 2011, p. 16.  En ligne sur le site Web de Questes. Le site des doctorants médiévistes. http://questes.free.fr

[23] PERICARD Denise et Louis MOLLARET, Dictionnaire de saint Jacques et Compostelle, Paris, Gisserot, 2006, p. 73

[24] le plus célèbre d'entre eux est certainement Godescalc, parti du Puy-en-Velay dont il était l'Evêque en 951, premier pèlerin français dont on garde une trace historique, mais dont on ne connait absolument rien de son itinéraire.

[25]IMBERDIS F. Les routes médiévales : mythes et réalités historiques., pp. 412 et 415.  In: Annales d'histoire sociale. 1e année, N° 4, 1939. pp. 411-416. En ligne sur le site Web de Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales,  http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_1243-2563_1939_num_1_4_3011

[26] CHENEY, Magali, Op. cit., pp. 15-17